Les complications les plus fréquentes avec une prothèse oculaire

Les complications les plus fréquentes avec une prothèse oculaire

Perdre un œil et porter une prothèse oculaire est une étape importante tant sur le plan...
2025-07-02T00:00:00+02:00

Perdre un œil et porter une prothèse oculaire est une étape importante tant sur le plan physique qu’émotionnel. Heureusement, grâce aux avancées en ophtalmologie et à l'expertise des ocularistes, les prothèses oculaires sont aujourd'hui très bien tolérées. Cependant, comme pour tout dispositif médical, certaines complications peuvent survenir. Anticiper ces désagréments et savoir les reconnaître permet de mieux les gérer et de vivre sereinement avec sa prothèse.

Les irritations et l’inconfort : des signes à ne pas négliger

Une adaptation nécessaire pour gagner en confort

Après la pose d’une prothèse oculaire par votre oculariste une courte période d’adaptation est normale. Durant cette phase, il arrive que le patient ressente un léger inconfort, une sensation de gêne ou une impression que la prothèse "frotte". Ces sensations disparaissent généralement au fil des jours, à mesure que les tissus s’habituent à la présence de la prothèse.

Quand consulter en cas d’irritation persistante

Si les sensations de gêne persistent, s’accompagnent de rougeurs, de sécrétions anormales ou d'une sensation de sable dans l’œil, cela peut être le signe d’une irritation importante voire d’une inflammation. Ces phénomènes peuvent être dus à :

  • Une prothèse légèrement mal ajustée
  • Une sécheresse oculaire
  • Un nettoyage insuffisant ou inadapté
  • Une allergie à certains produits de nettoyage

Dans tous les cas, il est essentiel de consulter son oculariste ou ophtalmologiste pour adapter le traitement ou revoir l’ajustement de la prothèse.

Les infections : rares mais importantes à prévenir

L’importance d’une hygiène rigoureuse

Les infections liées aux prothèses oculaires sont rares mais possibles. Elles se manifestent souvent par une rougeur marquée, une douleur, un écoulement inhabituel ou une fièvre. L’origine peut être bactérienne ou liée à un corps étranger.

La meilleure prévention réside dans une hygiène irréprochable : se laver soigneusement les mains avant toute manipulation de la prothèse, respecter les consignes de nettoyage et de pose, et suivre les recommandations de son oculariste.

Réagir rapidement aux premiers signes

En cas de suspicion d’infection, le retrait de la prothèse est souvent nécessaire, de même qu’une consultation médicale rapide. Un traitement local (collyre antibiotique ou antiseptique) est généralement prescrit, et la prothèse pourra être remise en place une fois la zone bien guérie.

Les frottements et l’érosion de la muqueuse

Un ajustement au plus juste

Une prothèse trop grande ou mal positionnée peut provoquer à la longue des frottements au niveau de la conjonctive (la surface interne de la paupière) et entraîner une érosion de la muqueuse. Cela peut se traduire par une sensation de brûlure, des douleurs ou des petites blessures visibles.

Pour éviter cette complication, il est recommandé de faire ajuster régulièrement sa prothèse, spécialement si la cavité évolue (ce qui peut arriver, notamment chez les enfants ou après une chirurgie récente).

La sécheresse oculaire : un inconfort fréquent mais gérable

Pourquoi la prothèse assèche l’œil

La présence d’une prothèse oculaire peut perturber le film lacrymal naturel, surtout si elle empêche une bonne fermeture des paupières ou limite le clignement. Cela conduit souvent à une sécheresse de la surface conjonctivale.

Des solutions simples pour un meilleur confort

Plusieurs solutions permettent de limiter la sécheresse oculaire :

  • Utilisation régulière de larmes artificielles adaptées
  • Humidification de l’environnement (humidificateur, éviter le chauffage direct)
  • Nettoyage adapté avec des produits non irritants

Ces solutions, associées à un suivi régulier, permettent souvent de retrouver un confort optimal.

Les complications plus rares mais importantes

Recul de l’implant ou fonte de la cavité

Chez certains patients, notamment suite à une chirurgie ancienne ou des traumatismes répétés, il peut survenir un recul de l’implant oculaire ou une fonte des tissus de la cavité orbitaire. Cela entraine une perte de support pour la prothèse, qui devient plus mobile ou asymétrique.

Ces cas nécessitent une prise en charge spécialisée, incluant parfois une chirurgie reconstructrice ou la réalisation d’une nouvelle prothèse adaptée.

 

Conclusion : un accompagnement permanent pour un meilleur vécu

Vivre avec une prothèse oculaire, c’est entamer un nouveau chapitre de vie. Savoir reconnaître les complications les plus fréquentes, sans pour autant s’en alarmer, permet de réagir efficacement et de préserver son confort au quotidien.

L’accompagnement par un professionnel expérimenté – oculariste et ophtalmologiste – est essentiel tout au long du parcours. N’hésitez jamais à poser vos questions, à exprimer vos inconforts, voire à consulter pour de simples ajustements. Une prothèse bien suivie, bien entretenue et correctement posée peut être portée des années sans problème majeur.

Parce que chaque patient est unique, chaque prothèse doit l’être aussi. Et c’est ce regard global, bienveillant et personnalisé des ocularistes cherchent à offrir à chaque étape.